protections hygiéniques gratuites

Pourquoi les protections hygiéniques ne sont-elles pas gratuites ?

Un bon nombre de jeunes gens la gèrent très mal leurs menstruations. L’achat d’anti-douleurs menstruelles, ou de tampons pour ne pas laisser tomber la natation, font vite monter les dépenses. Quant aux autres, elles mettent leur santé en danger en portant une protection hygiénique plus d’une demi-journée, faute de moyens pour s’en procurer. On se demande alors si mettre à leur disposition des protections hygiéniques gratuites est une bonne décision.

Des jeunes femmes précaires pendant la menstruation ?

Le corps humain a besoin de se décharger des menstrues tous les mois. Ces substances, surtout composées de sang, mettent entre 3 et 5 jours pour s’écouler depuis l’utérus au vagin. On n’a plus besoin de décrire les taches et l’odeur qu’elles laissent au fond des sous-vêtements, toutes les heures. Des protections adéquates sont disponibles entre 5 et 10 euros.

Il faudrait au minimum consommer une protection hygiénique ou periodique le matin, une le midi et une le soir pour avoir un minimum de confort. Ce qui cause la frustration chez 7 % des jeunes filles étudiées. Ces dernières doivent se priver de certains besoins ou plaisirs pour s’en procurer. Cela touche les jeunes filles, mais également des personnes qui préfèrent rester discrètes sur leur genre, ou encore des hommes transgenres.

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Quelques-unes ont recours au papier toilette pendant cette période de précarité menstruelle. Les plus habiles ont choisi de créer eux-mêmes des protections contre les règles. Le ministre français responsable de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, en a fait un enjeu d’ordre publique. Depuis février 2021, des tampons gratuits ont été distribués au sein des collèges, des lycées, des universités en France.

Des étudiants précaires exposés au syndrome du chox toxique

C’est décidément l’année des protections, comme le masque FF2 dont on avait jamais entendu parlé avant. Un de ces jours il est possible que nous apprenions que les matières utilisées pour fabriquer ces masques soient dangereuses.

Il s’agit du syndrome de choc toxique. À l’origine de cette maladie, c’est une bactérie qui répand de la toxine dans le sang et détruit des organes. Cette bactérie a pu survivre grâce au sang qui est resté dans le vagin. Cela est possible si on porte une même protection hygiénique pendant une certaine durée. Une fois entachée de sang, une protection doit être jetée le plus vite possible.

Ne pas vider sa coupe menstruelle régulièrement fait courir le même risque. Ce récipient en silicone positionné dans le vagin peut vite se remplir de règles. Laisser le vagin immergé de sang pendant plus de 8 h favorise le syndrome de choc toxique. Il faudrait vite se débarrasser des règles accumulées dans une toilette avec un lavabo et bien la laver avec du savon. D’où cette protection hygiénique moins utilisée que les tampons.

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Des douleurs au ventre peuvent survenir avant et pendant la menstruation. Elles pourraient être parmi les symptômes de maladies plus sérieuses dont la maladie du tissu de l’utérus ou endométriose. Des analyses, des examens et des rendez-vous chez les docteurs spécialistes sont alors indispensables. D’où certaines étudiantes dépensent au-dessus de leurs moyens et se trouvent dans une situation de précarité.

Des protections hygiéniques gratuites en France, comme Écosse ?

Le gouvernement et les parlementaires en France ont décidé d’agir pour contrecarrer la précarité menstruelle. Des distributeurs de protections hygiéniques sont installés étape par étape dans les services de santé universitaires, dans les résidences au sein de l’université et aussi les lycées. Ces protections gratuites sont conçues dans le respect de l’environnement.

Les conséquences financières suite à la crise sociale engendrée par le Covid-19 ont renforcé la situation de précarité chez les étudiants. Pour y remédier, 1 500 distributeurs de protections hygiéniques sont prêts pour leur porter secours. Ainsi, lors des études menées par des associations de soutien des jeunes femmes précaires, des étudiants reconnaissent leur précarité pendant leurs règles et leur besoin en periodiques gratuites.

Le projet de distributeurs de protections gratuites a été entamé dans quelques arrondissements parisiens vers 2019. À destination des collèges et des établissements municipaux. L’initiative a porté ses fruits et a été bien reçue par le publique cible. L’Écosse a suivi l’exemple français, le 24 novembre 2020. Des tampons gratuits sont mis à disposition des écoles, des collèges, et des universités.

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